Briffons sous-le-vent

Depuis septembre 2017 six nouvelles éoliennes sont venues compléter le paysage visuel et sonore de notre petite commune. Ci-dessous, au premier plan, le bourg de Briffons :

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Ci-dessous : vue depuis la Banne d’Ordanche, où l’on voit les 12 éoliennes de Saint-Julien-Puy-Lavèze qui encadrent Briffons ; l’espace laissé vide sera prochainement comblé par les 15 éoliennes de Tortebesse.

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Un soir que votre serviteur se promenait pour essayer de calmer un mal de tête, il eut la surprise d’entendre le bruit, très caractéristique, de ces nouvelles éoliennes. Or il se trouvait sur la place de l’église du village, soit à environ 1600 mètres des éoliennes. N’étant pas particulièrement sensible de la feuille, il imagine volontiers le désagrément pour les habitants du hameau de Larfeuille, situé à 1000 mètres de ce parc éolien.

Y.L.

 

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Le Vote

Ce  jour, Dimanche 19 mars 2017, à la question :

« Acceptez-vous, oui ou non, la signature d’une convention foncière avec la société du parc éolien de BRIFFONS (Indemnités de 10 000 € annuel) et le projet d’implantation de 9 éoliennes à BRIFFONS qui apportera des retombées fiscales directes à la commune (environ 64 000 € annuel supplémentaire). »

Les électeurs de Briffons (270 inscrits), bien mobilisés pour l’occasion (170 votants), ont répondu :

NON : 87 voix

OUI : 79 voix

1 bulletin blanc et 3 bulletins nuls (dont une enveloppe sans bulletin).

Y.L.

 

 

Notre Dame du Veau d’Or

Voici les documents remis aux électeurs de la commune de Briffons pour les inviter à venir participer à la consultation populaire du 19 mars 2017. Le vote – à bulletin secret (je précise car certains pensaient qu’ils devraient voter à main levée) – concerne le projet de parc éolien envisagé sur cette même commune et dont le permis de construire a été déposé en préfecture courant décembre 2016.

Texte_red_promotion_vote_19_03_2017

 

Ce document est accompagné de la carte permettant de visualiser l’implantation des futures éoliennes sur la commune de Briffons, mais figure aussi l’implantation des éoliennes de la commune voisine (Tortebesse) dont le projet a été validé par la préfecture en 2016.

Carte_implantation_eoliennes_vote_19_03_2017

Petit décodage de texte à l’usage des faux naïfs :

Extr1

Soit je prends bêtement le texte au pied de la lettre, et alors autant vous dire que dans le monde merveilleux de demain il va falloir se serrer grave la ceinture niveau consommation d’électricité ; bizarrement cela n’est pas évoqué. Pour mémoire, à l’heure actuelle la production d’électricité en France est assurée seulement à hauteur de 6.9 % par du renouvelable, dont 6.3 % par de l’hydraulique ! Donc reste 0.6 % assuré par de l’éolien, solaire et biomasse etc..(source : votre facture EDF). Autant vous dire que c’est pas demain la veille qu’on va brancher le grille-pain de tous les ménages français – sans parler des voitures – sur « Les énergies renouvelables ». Dans le cas contraire, si on maintient le niveau de consommation électrique actuel, il faudra recouvrir le pays de panneaux solaires, d’éoliennes, et autres (l’hydraulique est pratiquement saturé), transformant définitivement les campagnes en zones industrielles, et accessoirement résoudre le problème de l’intermittence de ces énergies… Au passage, une « ferme » solaire est en construction non loin d’Herment (mais sur la commune de Saint Germain-près-Herment), les curieux pourront voir sous peu à quoi ressemble une vitrification de campagne (on manque sans doute de toitures pour accueillir ces panneaux !). Sur Briffons, c’est au bois du Murguet qu’un semblable projet serait à l’étude.

La réalité c’est qu’en France (ailleurs je ne dis pas) l’éolien industriel n’est pas du tout envisagé dans le but de préserver la planète, mais comme un moyen d’engranger des bénéfices par quelques sociétés industrielles, et accessoirement de faire la soudure avec les futurs réacteurs nucléaires, mais surtout thermonucléaires. Des « Sources »? renseignez-vous sur le projet ITER… http://www.iter.org/fr/accueil où vous pourrez apprendre ceci :

Iter1

Selon vous, un tel projet expérimental, qui coûte des sommes pharaoniques, regroupant 35 pays (la Chine, l‘Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis : pays connus pour leur sobriété environnementale ) est-il juste là pour la connaissance pure ?

D’ailleurs parmi les buts on trouve :

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cf. : http://www.iter.org/fr/proj/inafewlines

Évidemment l’environnement dont il est question ici ne recouvre pas la question politico-sociale, pas bête !

Bref, on amuse la galerie avec des éoliennes mais on prépare la relève sur le long terme, et la propagande est déjà prête pour nous faire avaler le virage à 180°.

Continuons :

Extr2

Bon là on confond énergie du vent et « aérogénérateur » (éoliennes). « Ce type d’énergie » c’est le vent, il est déjà là, et on fait avec, il n’y a rien à maîtriser. En revanche les technologies pour récupérer cette énergie, donc les éoliennes géantes, c’est bien cela que l’on se propose d’accueillir sur le territoire ; quand à la maîtrise… va falloir faire « supelec » Monsieur le Maire.

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Juste rappeler que le projet a aussi été soutenu par l’ancienne communauté de communes de Sioulet-Chavanon et notamment son président Boris Souchal qui s’en est fait un ardent promoteur auprès des populations à chacune de ses interventions ici. Pas la peine que le politique essaie de se défausser sur le promoteur, l’éolien ne se développe que là où il est accueilli par les municipalités.

Une remarque en passant : plusieurs de mes interlocuteurs m’ont fait état d’une gêne chez certains habitants opposés aux éoliennes, de le manifester ouvertement, de crainte de s’embrouiller avec leurs voisins qui sont eux financièrement bénéficiaires de l’implantation de ces engins. Une expropriation aurait résolu le problème au lieu que de nous replonger dans des schémas anti-démocratiques où l’argent règle l’importance sociale. Étrangement les pouvoirs publics n’ont pas jugé utile de recourir à l’expropriation pour implanter ces engins : sont-ce donc des gadgets pour eux ?

Poursuivons :

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On en vient au dur, au nerf de tout ceci : l’argent, bien loin de « l’écologie ». Ces gens-là auront d’ailleurs réussi le tour de force de faire détester l’écologie à une partie de la population locale, en l’associant justement à des appétits industriels et d’autres plus locaux.

Ce qui m’intéresse ici c’est les 64000 /an de retombée fiscale. Cette retombée aurait été négociée avec « la Communauté de Communes » sans préciser laquelle. Et il vaut mieux ne pas préciser, car cette négociation sur le partage de l’IFER a été effectuée avec la communauté de communes de « Sioulet-Chavanon », quelques jours avant qu’elle ne disparaisse (remplacée depuis par la communauté de communes « Chavanon Combrailles et Volcans »). C’est à dire que l’ancienne com-com a pris un engagement en sachant pertinemment qu’elle n’aurait pas à le tenir : pas belle la vie ?! Et il faut être bien naïf pour croire que la nouvelle communauté de communes (où les communes de l’ex-Com-Com de Sioulet-Chavanon sont largement minoritaires) se sentira obligée de tenir un engagement aussi problématique. Malgré deux demandes, nous n’avons d’ailleurs pas reçu à ce jour la copie de l’acte officialisant ce partage de l’IFER entre la commune de Briffons et l’ancienne communauté de communes de Sioulet-Chavanon.

D’autre part, comment est calculé ce montant, sur quelles bases ? Nous n’en savons rien, sinon que la loi évolue chaque année et que le commun des mortels n’est plus capable de vérifier le calcul comme il y a encore 2 ans (cf. http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/795-PGP.html ).

Bref : pour être cohérent, je propose de rebaptiser l’église Sainte Marie-Madeleine avec un nom plus conforme aux préoccupations du temps.

Bon vote !

Y.L.

 

 

Année élective

Edit du 28 février 2017 : ARRETE N°01/2017 du 17/02/2017 portant convocation des électeurs pour le dimanche 19 mars 2017 : arrete_consultation_19_03_2017

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Après plusieurs mois de silence, le sujet des éoliennes refait surface : permis de construire déposé.

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Source : Bulletin municipal N°9 de la commune de Briffons, janvier 2017.

Il semblerait que la consultation soit programmée pour le 19 mars 2017.

Y.L.

Edit du 14/02/2017 : ça se confirme (cf. ci-dessous, voir encadré)

semeur_12_02_2017

Source: Le semeur Hebdo, 10 février 2017

Sinon, des nouvelles du parc éolien de Bajouve 2 :

la_montagne_25_01_2017

Source : La Montagne (Issoire), du 25 janvier 2017

 

Permanence EDF-EN à Briffons le 19 mars 2016

Nous avons apprécié de recevoir ce courrier d’information.

Rq: les habitants de Tortebesse y sont les bienvenus… 🙂

(ça les concerne un peu aussi, cf carte)

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Edit du 8 mars 2016:

Cependant vous noterez que :

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Apparemment ce projet n’intéresse pas la commune. Car je sais pas moi mais quand un projet intéresse par exemple une section, toute la section est convoquée à la même heure et on ne reçoit pas de façon individualisée les membres de la section, ni par groupe restreint, mais tous les membres de la section qui ont fait le déplacement ; surtout si c’est :

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Quant au bon fonctionnement, cela dépend de l’objectif en vue : si c’est pour promouvoir les siennes (de vues), oui, c’est comme ça qu’il faut faire. Mais si c’est pour le bon fonctionnement de la vie communale, il est loisible d’en douter.

Donc le peuple doit rester à la porte, message reçu!

Bon, sinon, comme certaines questions portent non pas sur des aspects techniques mais sur l’intérêt général, l’utilité publique, la politique énergétique, la prise en compte des populations locales, l’interlocuteur idoine pour ces questions est le préfet et pas uniquement un promoteur dont l’intérêt – qu’il fasse ou non le projet – se limite à des critères financiers (avec les quelques pansements qui vont bien pour endormir/consoler les esprits). Mais le préfet, c’est quoi son rapport au peuple au juste ? Oups… :/

Y.L.

Tortebesse : rapport du commissaire enquêteur. « On s’y habituera… » qu’ils disent !

Vous trouverez le rapport, et avis (favorable), du commissaire enquêteur concernant le projet de parc éolien sur la commune de Tortebesse à l’adresse web suivante :

http://www.puy-de-dome.gouv.fr/industrie-agriculture-procedure-d-autorisation-a2884.html

Je vous ai mis ci-dessus une adresse indirecte car à ce jour il me semble qu’il manque des pièces au dossier, qui viendront peut-être par la suite. Sinon voici les liens vers les deux documents :

http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/A_Conclusions_Tortebesse.pdf

http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/1_Rapport_Tortebesse.pdf

Ça vaut la peine d’être lu, notamment les positions des habitants qui sont favorables au projet et sont pour la plupart de Tortebesse – hormis Boris Souchal (maire d’Herment, président de la com-com locale, que nous avions aussi vu sur les listes de Laurent Vauquiez aux dernières régionales).

Pas grand-chose à ajouter.

Ah tiens ! Si ! J’ai noté dans ces documents un petit tableau qui de mon point de vue illustre assez bien la manière dont ces projets sont présentés au public.

Il s’agit d’un graphique issu de la page 23 du document « 1_Rapport_Tortebesse.pdf ».

Ce graphique compare la puissance nominale de différentes installations de production électrique dans le monde. Si comme moi vous survolez ce graphique sans trop comprendre les unités utilisées, vous trouverez que le parc éolien de Tortebesse arrive « aux épaules » de l’usine marée motrice de la Rance, et « au nombril » du Barrage des trois Gorges (Chine), ce qui est tout de même remarquable !

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Remarquable !!! Un peu trop justement ; du coup vous prend l’envie de regarder plus attentivement. Et là vous vous rendez compte que l’échelle des ordonnées n’est pas arithmétique mais logarithmique. Cette manière de présenter les choses est assez peu intuitive mais permet de mettre sur une même feuille des données qui sont dans des ordres de grandeur très différents. Donc si vous lisez sans trop analyser, vous faites rapidement l’erreur citée plus haut.

Aussi je vous présente ci-dessous le même graphique rendu avec une échelle arithmétique des ordonnées, bien plus intuitive : quand une colonne est 2 fois plus grande que la voisine, c’est qu’elle représente une donnée 2 fois plus élevée, c’est la manière classique de faire un graphique.

graph2

Bon évidemment ça donne pas la même impression… Et le Barrage des Trois Gorges nous envoie au tapis toutes les autres unités de production électrique. Donc je vous mets ici le même graphique, mais sans ce fameux barrage.

graph3

C’est déjà plus parlant pour nous révéler comment se situe la parc éolien de Tortebesse par rapport aux autres usines électriques. Bon ! Bref ! Pour avoir la même puissance qu’un réacteur nucléaire type « à eau pressurisée », il faudrait 50 parcs éoliens comme celui de Tortebesse (1500/30=50), soit 750 éoliennes comme celles du projet. Une centrale nucléaire comportant généralement plus d’un réacteur (par exemple celle de Golfech [Tarn et Garonne], possède 2 réacteurs à eau pressurisée).

Et pour avoir la même puissance que celle du Barrage des Trois Gorges il faudrait 600 parcs éoliens comme celui de Tortebesse (18000/30=600), soit 9000 éoliennes comme celle du projet. Je vous la fait en tonnes de béton ?

Et comme il est écrit sur cette même page du rapport : « Fin 2015, plus de 800 parcs éoliens sont installés en France pour une puissance de l’ordre de 9 000 mégawatts. » on voit qu’il faudrait le double de ce qui existait fin 2015 en France, en terme de parcs éoliens, pour atteindre la puissance du Barrage des Trois Gorge (18 000 MW (ou 18 GW)).

Voici pour les ordres de grandeur.

Mais… il se trouve que ce graphique ne nous parle que de la puissance nominale de ces installations. C’est à dire la puissance pour lesquelles ont été conçues les génératrices. Dans la réalité ces génératrices ne tournent pas tout le temps, surtout celles qui sont accrochées à une éolienne. Théoriquement le parc éolien de Tortebesse pourrait produire 30*24*365 = 262800 MWh par an (soit 262.8 GWh/an, ou encore 0.2628 TWh/an) mais d’après le commissaire enquêteur il produira « 76,2 térawattheures par an » !!! (cf cette même p23 du rapport). Et là vous vous dites : il a fumé quoi le commissaire enquêteur pour écrire un truc pareil !? En effet, il serait très étonnant qu’un installation de ce type produise 290 fois plus que ce pour quoi elle a été conçue !! mieux que le mouvement perpétuel…

Bon, d’après mes souvenirs, la production espérée par le promoteur est plutôt de l’ordre de 76.2 GWh par an. Soit 29 % de la production théorique potentielle, ce qui est déjà optimiste ou pas si mal.

Je n’ai à ma disposition que les données de Wikipédia où il est écrit que le Barrage des Trois Gorges a une production annuelle comprise entre 84.7 TWh et 98.8 TWh. Ce qui nous ferait un ratio de 57 % en prenant 90 TWh/an de moyenne et les données issues du rapport du commissaire enquêteur (Wikipédia annonce 22000 MW et non 18000 MW de puissance). Si je prends les données Wikipédia le ratio tombe à environ 47 %.

Donc si on considère différentes usines de production d’électricité, d’après Wikipédia on a :

tableau_prod_annuelle

graph4

Et si on enlève le Barrage des Trois Gorges, décidément inclassable, on obtient ça :

graph5

N.B. : les données fournies par EDF concernant la centrale thermique de Porcheville semble indiquer que la centrale est proche de l’abandon…

https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-porcheville/presentation/DP%20Porcheville%202014.pdf

On y découvre en effet que la puissance installée est de 2400 MW, mais que la production en 2013 est seulement de : 139 GWh (soit 139000MWh), et 68 GWh en 2014 (soit 68000MWh) cf : https://www.edf.fr/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-thermique-de-porcheville/presentation.

(À comparer avec la centrale thermique de Cordemais, puissance nominale installée : 2600MW ; production annuelle : 3 à 5 TWh (soit 3000000 à 5000000MWh))

Donc pour arriver à fournir par exemple l’équivalent de la production annuelle de la centrale nucléaire de Golfech, il faudrait maintenant 252 parcs éoliens comme celui de Tortebesse… soit 3780 éoliennes comme celles du projet.

Pour se rendre compte du problème (scénario qui est bien sûr inepte et inenvisageable mais qui vaut tout de même une réflexion) : en France, en 2013, d’après Wikipédia, la production électrique – toutes filières confondues – s’élevait à 572,52 TWh (soit 572 520 000 MWh). Un parc éolien comme celui de Tortebesse fournissant 76200 MWh par an, il nous en faudrait 7513 pour couvrir l’ensemble de la production électrique française de 2013 avec de l’éolien, soit 112695 éoliennes comme celle du projet, soit 0.2 éoliennes par km² (France métropolitaine), ou une par surface de 5 km² (ça en ferait 8 pour la commune de Briffons par exemple). Comme on ne va probablement pas en mettre dans les villes, villages, ni sur les sommets des montagnes, au fond des lacs, dans les terrains militaires, aux abords des aéro-ports/drômes, dans les vignes, etc.. ça augmenterait bien plus le nombre/km². Donc vivement la voiture électrique, qu’on rigole un peu du « c’est écologique ! »… car à part la filière nucléaire, voire thermonucléaire (ils en seraient capables s’ils le pouvaient! cf. projet ITER), si le mode de vie ne change pas, y a rien à faire : la filière éolienne restera une farce, lucrative pour certains.

Et justement, ce qui ressort de l’enquête publique du projet de Tortebesse, c’est que les gens favorables le sont majoritairement parce que ça rapporte de l’argent à la commune (ou communauté de commune, cf intervention de Boris Souchal). Quand l’argument écologique est invoqué, ça me fait penser à ceux qui croyaient que le christianisme se résumait à un signe de croix : or l’écologie ne va pas vraiment de pair avec notre conception du confort.

Dans l’antiquité grecque, certains hommes se faisaient appeler des sophistes, soit des sages, savants. D’autres étaient nommés philosophes, soit les amis ou amants de la sagesse (ils ne se prétendaient pas sage/savant). La différence entre les deux, c’est que les seconds pensaient mais n’étaient pas payés pour ça, tandis que les premiers pensaient aussi, mais étaient payés pour ça, ce qui d’après Socrate/Platon, introduisaient un biais dans leur pensée. Et les premiers avaient besoin de ce titre de sage ou savant pour impressionner le public – le titre d’expert ou professionnel on dirait aujourd’hui – et attirer des clients ; les seconds se reconnaissaient comme amateurs, et libres.

Y.L.